Votre guide pour des mises à jour multilingues sans stress pour les dispositifs médicaux
Mettre à jour votre contenu multilingue, qu’il s’agisse d’IFU, d’emballages ou d’autres documents réglementaires, ne doit pas être une source de stress. Pourtant, pour de nombreuses entreprises de dispositifs médicaux, même des équipes expérimentées se retrouvent dans une course de dernière minute avant les audits, les lancements ou les soumissions réglementaires.

La bonne nouvelle ? Avec les bons processus en place, les mises à jour peuvent être rapides, rentables et pleinement conformes. Voici comment rendre les mises à jour multilingues fluides et prévisibles tout au long du cycle de vie de votre produit.
1. Considérez les mises à jour comme partie intégrante du cycle de vie de votre produit, pas comme une tâche secondaire
L’une des causes les plus courantes de stress est de traiter les traductions comme une tâche isolée, déclenchée uniquement une fois toutes les autres mises à jour terminées. Cette approche augmente le risque de manquer des délais ou de publier des documents obsolètes.
Au lieu de cela, intégrez la traduction dans les flux de travail de votre Système de Gestion de la Qualité (QMS), afin qu’elle soit déclenchée automatiquement lorsque les documents sources changent. Chez Novalins, nos processus certifiés ISO sont conçus pour s’aligner sur les exigences QMS des dispositifs médicaux, garantissant que les traductions respectent le même niveau de traçabilité et de contrôle que votre documentation produit principale.
2. Gardez votre mémoire de traduction propre et à jour
Chaque traduction approuvée pour laquelle vous avez payé est un atout. Une mémoire de traduction (TM) propre et bien entretenue permet aux linguistes de réutiliser du contenu existant, réduisant ainsi les coûts, assurant une terminologie cohérente et diminuant les délais de livraison.
Dans la mesure du possible, travaillez avec les mêmes équipes de traduction pour les mises à jour. Elles connaissent déjà vos produits, votre contexte réglementaire et votre style préféré. Chez Novalins, nous combinons ces partenariats à long terme avec de puissants outils TMS qui comparent le texte mis à jour aux traductions passées, afin que vous ne payiez jamais deux fois pour le même travail.
3. Rendez le contrôle des versions parfaitement clair
S’il y a une règle pour des mises à jour sans stress, c’est celle-ci : n’envoyez que la version source finale et approuvée à traduire, et assurez-vous qu’elle soit clairement identifiée.
- Utilisez des noms de fichiers cohérents
- Incluez les dates de version dans le nom du fichier
- Maintenez un simple registre des changements pour que les traducteurs voient ce qui est nouveau
Il est tout aussi important d’indiquer à votre partenaire de traduction à quel projet ou produit appartient la mise à jour. Cela leur permet de retrouver rapidement les traductions précédentes, d’assigner l’équipe appropriée et de préparer un devis précis sans délai. Plus le lien entre votre mise à jour et son projet d’origine est clair, plus vite votre prestataire peut commencer le travail et moins il y a de risques de manquer un délai.
Cela évite également le risque de traduire un texte obsolète, ce qui peut entraîner un travail de correction coûteux, voire des problèmes de conformité.
4. Signalez les changements réglementaires en amont
Les mises à jour de contenu ne concernent pas toujours uniquement les modifications textuelles. Des évolutions réglementaires, comme une terminologie spécifique à un pays, des ajustements de mise en page ou de nouvelles règles d’étiquetage, peuvent avoir un impact sur plusieurs langues à la fois.
Le service de vérification de conformité réglementaire de Novalins analyse vos fichiers multilingues par rapport au MDR et aux exigences spécifiques à chaque pays, afin que vous détectiez les écarts en amont et évitiez les retards lors de la soumission.
5. Envisagez la traduction assistée par IA pour plus d’efficacité, mais maintenez une supervision experte
Pour des mises à jour partielles, l’IA peut accélérer les délais et réduire les coûts, mais elle doit être utilisée de manière stratégique. Dans le secteur des dispositifs médicaux, la précision et la conformité ne peuvent pas être compromises, donc la sortie de l’IA doit toujours être révisée par des traducteurs spécialisés.
Nos flux de travail IA sont conçus pour le secteur des dispositifs médicaux, en utilisant des outils sécurisés qui protègent vos données, combinés à une post-édition experte afin de garantir qualité et conformité réglementaire.
6. Mettez-vous d’accord sur un plan de révision réaliste
Même le processus de traduction le plus rapide peut être ralenti si les révisions ne sont pas planifiées à l’avance.
- Assignez des réviseurs locaux qui connaissent à la fois le produit et le contexte réglementaire.
- Partagez les délais tôt afin que les cycles de révision soient intégrés dans le calendrier du projet.
Liste de contrôle : avant d’envoyer votre mise à jour en traduction
✅ Confirmez le fichier source final et sa version
✅ Identifiez les sections mises à jour vs. le texte inchangé
✅ Fournissez le contexte réglementaire et les pays cibles
✅ Partagez les traductions et glossaires préalablement approuvés
✅ Mettez-vous d’accord sur l’approche : assistée par IA ou 100 % humaine
✅ Définissez le processus de révision, les réviseurs et les délais
De réactif à proactif
Lorsque les mises à jour multilingues sont traitées comme un processus planifié et reproductible, et non comme une tâche de dernière minute, vous réduisez le stress, contrôlez les coûts et assurez une conformité totale au MDR et aux réglementations locales.
Chez Novalins, nous aidons les entreprises de dispositifs médicaux à gérer leurs mises à jour en toute fluidité grâce à des flux de travail certifiés ISO, une efficacité assistée par IA et des vérifications de conformité réglementaire.
Si vous souhaitez obtenir gratuitement notre liste de contrôle MDR spécifique par pays, contactez-nous. C’est la première étape pour que votre prochaine mise à jour soit réellement sans stress.
Le rôle des nuances culturelles dans les produits MedTech destinés aux patients
Lorsque vous lancez un dispositif portable, une application médicale ou toute autre innovation MedTech dans plusieurs pays, la traduction seule ne suffit pas. Même si chaque mot est techniquement exact, les nuances culturelles peuvent faire toute la différence entre un patient qui se sent compris et un autre qui se désengage.

Si vous négligez ces détails, cela peut entraîner de la confusion, des erreurs ou nuire à votre réputation. En revanche, y prêter attention peut renforcer la confiance, améliorer l’adhésion et augmenter la satisfaction des patients. Voici pourquoi c’est important et comment bien le faire dès le départ.
Pourquoi les nuances culturelles comptent
Les supports destinés aux patients ne sont pas seulement du « contenu » : ils font partie intégrante de l’expérience de traitement. Les mots, images et exemples que vous choisissez indiquent aux patients si votre dispositif a vraiment été conçu pour eux.
Lorsqu’il manque le contexte culturel, vous risquez de donner des conseils qui paraissent irréalistes, inadaptés ou hors de propos.
Exemples concrets de décalages culturels
1. Climat et géographie
Un tracker d’activité recommande de marcher 10 000 pas par mois en extérieur. Cela fonctionne dans le sud ensoleillé de l’Europe, mais c’est peu réaliste dans les régions du nord où les températures hivernales descendent sous les -20 °C. Sans alternative pour l’intérieur, les patients peuvent abandonner.
2. Disponibilité alimentaire et traditions
Une application de nutrition recommande de manger chaque jour des myrtilles fraîches pour la santé cardiaque. Dans certains pays, elles sont hors saison la majeure partie de l’année, difficiles à trouver ou trop coûteuses, ce qui réduit immédiatement le taux d’adhésion.
3. Préférences générationnelles
Les patients plus jeunes peuvent apprécier des salutations décontractées comme « Salut ! » et des notifications remplies d’emojis. Les patients plus âgés, eux, s’attendent à un ton formel et respectueux pour des conseils médicaux et peuvent se sentir exclus si la communication est trop informelle.
4. Symbolisme et images
Une icône en forme de cœur dans une application mobile peut signifier « amour » dans certaines cultures, mais sembler trop personnelle ou inappropriée dans un contexte médical ailleurs. Même les couleurs peuvent avoir des significations différentes : le blanc symbolise la pureté dans certains pays, le deuil dans d’autres.
5. Habitudes quotidiennes et conventions horaires
Suggérer « une marche rapide après le déjeuner » peut paraître judicieux dans un contexte où les personnes ont suffisamment de temps à disposition. En France, cependant, la pause de midi est généralement brève, ce qui rend ce conseil peu applicable. Il est donc plus pertinent de proposer des alternatives concrètes comme « profiter de la pause-café pour marcher quelques minutes » ou « descendre un arrêt plus tôt lors du trajet de retour ».
Comment adapter les supports destinés aux patients pour un engagement local
1. Comprendre votre public cible avant de traduire
Avant de traduire le premier mot, assurez-vous que votre partenaire de traduction ait une vision claire de vos utilisateurs :
- Où ils vivent
- Leurs habitudes alimentaires et sportives
- Leur tranche d’âge et leurs habitudes technologiques
- Les éventuelles restrictions culturelles ou religieuses qui pourraient influencer l’usage
Chez Novalins, nous commençons par une phase de préparation pré-projet, comprenant souvent une démonstration du produit, une revue des documents de référence et une discussion sur vos glossaires et bases terminologiques préférés. Cela garantit que nous connaissons non seulement la langue, mais aussi le contexte.
2. Faire appel à des experts locaux
Les linguistes basés dans le pays connaissent la langue, mais aussi le mode de vie de votre public. Ils peuvent repérer les exemples qui ne correspondent pas à la réalité locale, les symboles à connotation involontaire ou un ton qui ne convient pas.
3. Intégrer la révision culturelle dans votre flux de travail
Pour les applications et dispositifs portables, nous recommandons une révision directement dans l’application après la traduction. Voir le texte dans son contexte permet aux linguistes et aux réviseurs côté client de vérifier la pertinence culturelle, l’expansion du texte et la fluidité de l’interface avant le lancement.
4. Aligner vos outils de traduction avec les systèmes du client
Nous travaillons avec notre puissant TMS ou nous intégrons à votre logiciel pour maintenir des mises à jour fluides, éviter les doublons et garantir des adaptations culturelles cohérentes dans le temps.
Prévention des risques + création de valeur
L’adaptation culturelle n’est pas seulement un moyen d’éviter les erreurs, c’est un avantage concurrentiel :
- Prévention des risques : éviter les malentendus, les problèmes de conformité et le désengagement.
- Création de valeur : accroître l’engagement des patients, améliorer l’adhésion aux recommandations liées au dispositif et renforcer la confiance dans votre marque.
Conclusion
En MedTech, votre application ou dispositif peut être global, mais vos patients vivent dans des lieux précis, avec des habitudes, des valeurs et des contraintes spécifiques.
Chez Novalins, nous associons des experts locaux, des processus certifiés ISO et une préparation collaborative avec nos clients pour nous assurer que les supports destinés aux patients parlent la bonne langue, culturellement autant que linguistiquement.
Si vous souhaitez découvrir comment adapter vos supports pour un impact local maximal, contactez-nous pour en savoir plus sur nos services de révision culturelle et de traduction in-app pour le secteur MedTech.
Sept façons dont l’IA rend les soins de santé mondiaux plus inclusifs
Quand on pense à l’IA dans le domaine de la santé, la conversation tourne souvent autour de l’efficacité, des économies ou de l’automatisation. Mais il existe une autre histoire, qui mérite davantage d’attention : celle de l’inclusion.

Utilisée avec soin, l’IA contribue à combler les écarts linguistiques, culturels et matériels qui empêchent depuis longtemps l’accès aux soins. Des petites cliniques isolées aux grands congrès médicaux internationaux, l’intelligence artificielle ouvre tranquillement des portes, une langue, une voix, un diagnostic à la fois.
Voici sept façons dont l’IA rend les soins de santé plus inclusifs, en particulier pour les populations mal desservies.
1. Traduction en temps réel dans les hôpitaux et les cliniques
Imaginez être en souffrance sans parler la langue de votre médecin. Pour des millions de personnes dans le monde, c’est le quotidien. Mais l’IA change la donne.
De plus en plus d’hôpitaux et de cliniques utilisent des outils de traduction IA en temps réel, qu’il s’agisse d’appareils portables ou de plateformes de télémédecine, pour briser les barrières linguistiques. Ces outils traduisent instantanément la parole ou le texte, permettant aux patients et aux soignants de se comprendre sans délai.
Aux États-Unis et au Royaume-Uni, ces solutions aident notamment les migrants et les réfugiés à recevoir des soins plus rapidement et en toute sécurité. Même si ces traductions ne sont pas d’une qualité parfaite, elles constituent un progrès essentiel pour les personnes aux ressources limitées. En levant les obstacles linguistiques, elles ouvrent l’accès à des soins indispensables pour des publics qui en sont souvent exclus. Ici, ce qui prime, ce n’est pas la précision absolue, mais la possibilité pour tous d’être compris et soignés.
2. Applications de santé dans des langues rares et régionales
L’accès multilingue était autrefois réservé aux langues les plus parlées. L’IA change cela.
Des applications comme Ada Health, un vérificateur de symptômes basé sur l’IA, fonctionnent désormais dans de nombreuses langues, y compris le swahili, le roumain, le portugais et bien d’autres. En s’adaptant aux besoins linguistiques locaux, ces outils permettent aux gens de demander de l’aide dans la langue qu’ils comprennent le mieux, un atout précieux pour les sujets sensibles.
C’est essentiel dans les zones rurales ou à faibles ressources, où l’accès numérique est parfois le seul lien avec le système de santé.
3. Des événements médicaux plus inclusifs
Les conférences, webinaires et événements médicaux internationaux ne sont plus réservés aux anglophones. Grâce aux outils de transcription et d’interprétation en temps réel basés sur l’IA, des professionnels du monde entier peuvent désormais écouter, apprendre et contribuer dans leur propre langue.
Le partage des connaissances devient ainsi véritablement mondial, avec une plus grande diversité de voix représentées.
4. Soins confidentiels grâce aux chatbots multilingues
En Inde, l’ONG Myna Mahila utilise un chatbot IA pour aider les femmes à accéder à des informations sur la santé sexuelle et reproductive, notamment dans des régions où ces sujets sont tabous.
Ce chatbot répond dans les langues locales, offrant une expérience accessible et sans jugement à celles qui ne se sentent pas à l’aise de parler en face-à-face.
5. Des outils évolutifs pour les langues peu desservies
De nombreuses communautés mal desservies parlent des langues longtemps ignorées par la technologie. Des projets comme Bhashini (Inde) et MedSLT (Suisse) changent la donne.
Ces outils basés sur l’IA permettent la traduction vocale, textuelle et médicale dans des dizaines de langues, y compris des dialectes qui n’avaient encore aucune présence numérique il y a peu.
Au Kenya, en Indonésie ou au Guatemala, des outils similaires sont testés pour aider les agents de santé mobiles et les initiatives de santé publique.
6. Soutien en santé mentale grâce à l’IA
En 2025, le Dartmouth College a mené l’un des premiers essais majeurs de thérapie par chatbot IA dans un contexte de santé publique réel. Les résultats ? Remarquables.
L’outil, appelé Therabot, a permis des améliorations cliniques significatives chez des utilisateurs souffrant de dépression, d’anxiété ou de troubles alimentaires :
- 51 % de réduction des symptômes pour les troubles dépressifs majeurs
- 31 % de réduction de l’anxiété généralisée
- 19 % d’amélioration des préoccupations liées à l’image corporelle
Les participants ont établi une véritable relation de confiance avec le chatbot, décrivant une expérience comparable à une thérapie en personne. Avec plus de six heures d’interaction par utilisateur en moyenne, l’outil est devenu un réel soutien émotionnel, accessible à tout moment.
« Je ne me suis pas senti jugé. Je me suis senti écouté, et cela m’a aidé », a témoigné un utilisateur.
Sans jamais prétendre remplacer les psychologues humains, notamment dans les situations complexes ou d’urgence, l’IA peut représenter un soutien précieux pour ceux qui n’ont pas les moyens de suivre une thérapie ou qui ne se sentent pas à l’aise de se confier à un inconnu. Elle permet ainsi de rendre le soutien psychologique plus accessible et de lever les tabous liés à la vulnérabilité émotionnelle.
7. Accès vocal et textuel pour les personnes en situation de handicap
Les outils de reconnaissance vocale et de synthèse vocale assistés par IA permettent aux personnes ayant une faible alphabétisation, une déficience visuelle ou des troubles cognitifs de mieux interagir avec les systèmes de santé.
Des applications comme Microsoft Seeing AI ou Google Live Transcribe permettent :
- D’écouter des instructions médicales écrites ou des noms de médicaments
- Aux professionnels de retranscrire les conversations orales
- De comprendre des documents, même sans savoir lire
C’est particulièrement utile pour les personnes âgées, les réfugiés ou les habitants des zones rurales, où les difficultés de lecture ou les handicaps créent des obstacles invisibles aux soins.
L’inclusion par conception, pas par hasard
Lorsqu’elle est conçue avec éthique et empathie, l’IA n’est pas seulement un outil de productivité, c’est un pont.
Elle relie patients et soignants au-delà des barrières linguistiques, culturelles et technologiques. Elle rend les soins de santé plus accessibles, compréhensibles et humains, partout dans le monde.
Chez Novalins, nous croyons que l’IA doit améliorer la qualité des soins, et non les simplifier à outrance. Nous collaborons avec nos clients pour explorer des outils responsables qui allient la puissance de l’automatisation au savoir-faire humain, en traduction, en communication, et au-delà.
Parce que l’avenir de la santé doit parler la langue de chacun.
Comment rédiger un brief parfait pour votre entreprise de traduction
Que vous traduisiez des IFU, des dossiers réglementaires ou du contenu numérique, votre partenaire de traduction ne peut être aussi efficace que le brief qu’il reçoit. Pourtant, de nombreuses entreprises, en particulier celles qui débutent dans la traduction médicale, sous-estiment cette étape essentielle.

Un brief bien conçu ne fait pas que simplifier le processus : il garantit aussi la précision, la conformité et le respect des délais, surtout pour les projets à grande échelle ou à haut risque.
Voici comment faire en sorte que votre brief prépare votre prestataire de traduction (et votre projet) à la réussite.
1. Définissez le contexte et l’objectif du contenu
Une entreprise de traduction doit comprendre bien plus que les mots. Elle doit savoir pourquoi elle traduit le contenu et pour qui.
Points clés à inclure :
- Type de document (IFU, protocole d’essai clinique, support marketing, formulaire de consentement patient, etc.)
- Public cible (patients, aidants, professionnels de santé, autorités réglementaires)
- Cadre d’utilisation (hôpital, soins à domicile, application numérique, document imprimé)
- Ton (formel, pédagogique, accessible, empathique)
Exemple : Une notice d’utilisation pour le diabète destinée à un enfant à domicile nécessite un ton très différent d’un manuel d’instrument chirurgical destiné à un médecin.
2. Précisez le statut du contenu source et le contrôle des versions
Ne partez pas du principe que votre équipe de traduction sait quelle version utiliser. L’ambiguïté peut conduire à traduire du contenu erroné ou obsolète.
Incluez :
- Le numéro de version ou la date du fichier source
- La confirmation que cette version est validée pour la traduction
- Des informations sur d’éventuelles traductions précédentes
Conseil : Évitez d’envoyer des brouillons de travail. Ne transmettez que des fichiers source validés en interne.
3. Spécifiez les langues et variantes régionales
Les codes de langue ne suffisent pas. Une liste claire des langues cibles avec les spécificités régionales est essentielle à la conformité et à la compréhension de l’utilisateur.
Soyez précis :
- Espagnol (Espagne) vs. Espagnol (Mexique)
- Portugais (Portugal) vs. Portugais (Brésil)
- Français (France) vs. Français (Canada)
Conseil : Pour les projets MDR ou pharmaceutiques, les exigences nationales imposent souvent des variantes spécifiques. Une erreur peut entraîner des corrections coûteuses, voire un rejet réglementaire.
Bon à savoir : Un fournisseur de services linguistiques (LSP) professionnel vous demandera toujours de confirmer les variantes régionales avant de commencer. Sinon, c’est un signal d’alerte.
Niveau supérieur : Vous pouvez aussi demander que les traducteurs soient non seulement natifs, mais également basés dans le pays cible. Ces experts locaux connaissent mieux les nuances culturelles et autres prérequis propres au pays.
4. Fournissez des documents de référence et des glossaires
Même les meilleurs traducteurs ne peuvent deviner vos préférences terminologiques internes. Plus vous fournissez de contexte, plus la traduction sera précise et cohérente.
Matériel utile :
- Traductions précédemment approuvées
- Guides de terminologie ou de marque
- Glossaires réglementaires
- Fiches techniques produit
- Captures d’écran ou visuels (notamment pour les chaînes UI)
- Démo en direct du produit
📘 Bonus : Partagez les termes, acronymes ou codes produit à ne pas traduire, pour éviter les incohérences.
5. Indiquez les exigences de mise en page ou de format
Pour les IFU imprimés, les emballages ou les brochures multilingues, la mise en page ne doit pas être négligée. Si les fichiers traduits doivent suivre des standards DTP (PAO), précisez-le dès le départ.
À considérer :
- Avez-vous besoin de fichiers modifiables ou de PDF prêts à imprimer ?
- La mise en page doit-elle suivre un modèle ou un format réglementaire spécifique ?
- Le texte traduit sera-t-il réintégré dans un logiciel (XML, JSON…) ?
Conseil : Si des formats particuliers ou des limites de caractères s’appliquent, informez-en votre partenaire. Prévoyez du temps supplémentaire pour cette étape.
6. Planifiez une relecture in-app ou en contexte (logiciels et applis)
Lorsqu’on traduit des interfaces numériques, il est essentiel de valider la traduction en situation réelle. Un texte adapté en anglais peut ne pas tenir en allemand ou en français, par exemple.
Pourquoi c’est important :
- Certaines langues allongent le texte (l’allemand peut prendre 30 % de plus)
- Certaines nécessitent un format particulier (ex. : l’arabe s’écrit de droite à gauche)
- L’interface peut être cassée si les contraintes d’espace ne sont pas respectées
Bonnes pratiques :
- Incluez une étape de relecture in-app ou donnez accès à un environnement de test
- Demandez des versions limitées en caractères si nécessaire
- Prévoyez l’expansion du texte dès la phase de développement
Conseil : Prévenez votre entreprise de traduction dès le début en cas de limites techniques.
7. Alignez-vous sur le processus de relecture et de validation
Définir clairement qui valide la traduction, surtout si des relecteurs internes ou des affiliés locaux sont impliqués, évite les blocages et surprises de dernière minute.
Incluez :
- Noms et rôles des relecteurs
- Langues concernées
- Délais pour chaque étape
- Si une rétrotraduction ou validation formelle est requise
Conseil : Demandez si votre entreprise de traduction peut organiser les validations locales ou fournir des fichiers bilingues pour accélérer le processus.
Avantage : Un bon fournisseur de traduction utilise un système de gestion des traductions (TMS) qui permet des retours en temps réel pendant la traduction, ce qui garantit la cohérence terminologique et évite les retouches après coup.
8. Définissez les délais et les contraintes budgétaires
Être transparent sur les délais permet d’affecter les ressources nécessaires et d’éviter les frais d’urgence ou le stress de dernière minute.
Mentionnez :
- La date de livraison souhaitée
- Si une livraison par phases est acceptable (ex. : anglais > français d’abord)
- Si la traduction s’intègre à un calendrier réglementaire ou de lancement produit
Conseil : Pour les projets multilingues importants, envisagez une phase pilote ou un déploiement progressif.
9. Précisez si vous attendez une traduction humaine ou assistée par IA
Avec la montée en puissance des outils de traduction automatique, il est essentiel de fixer vos attentes. Tous les contenus ne sont pas adaptés à l’IA, et la qualité peut varier selon la langue, le sujet ou les enjeux.
Si vous envisagez une traduction assistée par IA :
- Informez-en votre partenaire pour choisir les bons outils
- Demandez un test pilote pour valider la qualité
- Confirmez qu’un traducteur professionnel post-éditera le contenu
Transparence : Toute utilisation de l’IA doit être clairement discutée en amont. Un bon prestataire vous impliquera dans le processus.
Bonnes pratiques : Travaillez avec votre partenaire pour trouver l’équilibre entre coût, vitesse et qualité. Pour les contenus sensibles ou réglementés, préférez la traduction humaine ou des flux hybrides avec relecture rigoureuse.
Conseil : Un prestataire professionnel garantit la confidentialité des données et n’utilise pas votre contenu pour entraîner ses moteurs d’IA.
Liste de contrôle à partager avec votre équipe
Avant de lancer une traduction, préparez :
✅ Version finale du contenu source
✅ Langues cibles et spécifications régionales
✅ Objectif et public cible
✅ Glossaires et documents de référence
✅ Exigences de mise en page ou format
✅ Relecture en contexte nécessaire (logiciels/apps)
✅ Relecteurs internes et processus de validation
✅ Délais de livraison et priorités
✅ Précisez si vous attendez une traduction humaine ou assistée par IA (et les conditions si oui)
Pourquoi c’est encore plus important dans les industries réglementées
Dans les sciences de la vie, la MedTech et le secteur pharmaceutique, la traduction n’est pas un luxe : c’est une exigence réglementaire. Un brief flou peut entraîner des posologies erronées, des IFU illisibles, des retards de mise sur le marché ou des non-conformités aux réglementations MDR, IVDR ou FDA.
Chez Novalins, nous aidons nos clients à éviter ces risques avec des modèles de briefs structurés, des consultations préalables et une équipe experte à la fois en traduction et en réglementation.
Besoin d’aide pour préparer votre prochain brief de traduction ?
Notre équipe peut vous fournir des modèles personnalisés et vous accompagner étape par étape, idéal si vous débutez dans la conformité multilingue ou gérez des lancements complexes.
Contactez-nous pour démarrer ou demander un exemple de brief.
Traductions d’IFU conformes au MDR : 5 erreurs à éviter en 2025
Les enjeux élevés de la conformité au MDR pour les traductions d’IFU
À mesure que le Règlement européen relatif aux dispositifs médicaux (MDR) continue de transformer le paysage pour les fabricants, un élément crucial est parfois sous-estimé : la traduction des Instructions d’Utilisation (IFU). Des traductions d’IFU de haute qualité, conformes au MDR, ne sont pas une simple formalité réglementaire, elles ont un impact direct sur la sécurité des patients, le succès du produit et l’accès au marché.

En 2025, les autorités réglementaires renforceront probablement leur attention sur la surveillance post-commercialisation et la traçabilité documentaire, ne laissant aucune place à l’erreur. Ne pas respecter les exigences de traduction du MDR peut entraîner des rappels coûteux de produits, des sanctions légales et des dommages à la réputation.
Pour vous aider à maîtriser cette étape essentielle, nous avons répertorié les cinq erreurs les plus fréquentes à éviter lors de la préparation de vos traductions d’IFU en 2025.
Erreur 1 : penser qu’un traducteur généraliste suffit
Sous pression pour respecter les délais ou réduire les coûts, certaines entreprises font appel à des traducteurs ou agences sans spécialisation médicale.
C’est un raccourci risqué.
Pourquoi c’est une erreur : Les traductions d’IFU exigent une expertise médicale approfondie, une connaissance précise de la terminologie propre au dispositif (traducteur médical certifié) et une parfaite compréhension du langage réglementaire du MDR. Les erreurs peuvent entraîner des non-conformités et des malentendus mettant en danger la sécurité des patients.
Pourquoi la norme ISO 13485 est importante : Choisir un partenaire de traduction certifié ISO 13485 vous apporte une sécurité supplémentaire. Cette norme est reconnue internationalement pour la gestion de la qualité des dispositifs médicaux, incluant les processus des prestataires externes comme les agences de traduction.
Chez Novalins, notre certification ISO 13485 garantit que nos processus, de la sélection du traducteur au contrôle qualité, sont documentés, traçables et audités de manière systématique. Cela signifie que vos traductions sont gérées avec le même niveau de rigueur que vos processus de fabrication.
Conseil : Sélectionnez toujours des traducteurs ayant une expérience avérée dans les dispositifs médicaux, une connaissance à jour du MDR, et un cadre qualité certifié comme l’ISO 13485.
Erreur 2 : négliger les exigences linguistiques et réglementaires locales
De nombreux fabricants se concentrent sur la conformité au MDR européen et oublient les règles spécifiques à chaque pays, les attentes de lisibilité ou les exigences documentaires supplémentaires.
Pourquoi c’est une erreur : Chaque pays de l’UE, et même hors UE, peut avoir ses propres réglementations, exigences d’étiquetage ou préférences linguistiques dépassant les directives générales du MDR.
Par exemple, au Portugal, en Suède ou en Serbie, les autorités peuvent imposer une terminologie ou des éléments de conception spécifiques sur l’emballage ou dans les IFU. Ignorer ces détails peut entraîner des retards ou des rejets réglementaires.
Conseil : Collaborez avec des experts linguistiques et réglementaires locaux, qui comprennent à la fois le MDR et les variations nationales en constante évolution. Dans notre entreprise, nous travaillons non seulement avec des traducteurs natifs, mais aussi avec des experts locaux, une combinaison que vous pouvez exiger comme critère spécifique auprès de votre prestataire de services linguistiques.
Erreur 3 : ne pas intégrer la traduction dans votre SMQ
Trop souvent, la traduction est traitée comme une étape de dernière minute, hors du système qualité formel.
Pourquoi c’est une erreur : Avec le MDR, la traçabilité, la gestion de la qualité et le contrôle documentaire sont obligatoires. Les traductions doivent faire partie intégrante du cycle de vie du produit et être intégrées à votre Système de Management de la Qualité (SMQ).
Des processus non intégrés augmentent les risques d’utiliser des versions obsolètes, de perdre le suivi des modifications, ou de manquer des validations réglementaires essentielles.
Conseil : Intégrez vos prestataires de traduction dans votre SMQ. Documentez les versions, les validations et la couverture linguistique de manière systématique.
Erreur 4 : négliger les mises à jour et la gestion des changements
Les IFU ne sont pas figées. Elles doivent évoluer avec les modifications du produit, les mises à jour de sécurité et les changements réglementaires.
Pourquoi c’est une erreur : Si vous mettez à jour votre IFU source sans déclencher les traductions dans toutes les langues, vous risquez de diffuser des instructions obsolètes ou erronées. Cela peut mettre en danger la sécurité des patients et vous exposer à des sanctions.
Conseil : Mettez en place un processus proactif de gestion des modifications, qui signale automatiquement les besoins de traduction dès qu’un changement est effectué. Alignez toujours les versions multilingues. Vous pouvez également demander à votre prestataire de services linguistiques d’utiliser vos mémoires de traduction existantes et de confier les mises à jour aux mêmes traducteurs, afin de garantir la cohérence et l’harmonisation entre toutes les versions.
Erreur 5 : sous-estimer la lisibilité et la compréhension par les utilisateurs
Même avec un contenu techniquement correct, une IFU peut échouer si elle n’est pas compréhensible par son public cible.
Pourquoi c’est une erreur : Le MDR exige que les IFU soient claires, lisibles et compréhensibles par les utilisateurs visés, qu’il s’agisse de professionnels de santé, d’aidants ou de patients. Bien que les tests de lisibilité ne soient pas obligatoires pour la plupart des dispositifs, ils sont fortement recommandés.
Les tests de lisibilité sont particulièrement utiles pour :
- Dispositifs destinés aux utilisateurs non professionnels
- Dispositifs complexes ou à haut risque où une mauvaise compréhension peut avoir des conséquences graves
Dans certains cas, les organismes notifiés peuvent demander des preuves supplémentaires démontrant que l’IFU est compréhensible, même si un test formel n’est pas requis.
Conseil : Assurez-vous que vos traductions soient accessibles et adaptées au niveau de lecture du public visé. Même sans test obligatoire, il est recommandé de :
- Utiliser un langage clair et simple
- Faire relire par des locuteurs natifs
- Ajouter des éléments visuels si besoin
- Envisager des tests utilisateurs pour les dispositifs grand public
Cela améliore la sécurité tout en renforçant votre dossier réglementaire.
Conseil bonus : utilisez la technologie sans compromettre la qualité
Les technologies de traduction comme les outils CAT, les mémoires de traduction et les solutions assistées par IA permettent de gagner en efficacité, en cohérence et en réduction de coûts.
Traduction automatique et MDR : ce qu’il faut savoir
Le MDR n’interdit pas l’utilisation de la traduction automatique. Il n’impose pas de méthode spécifique, tant que l’IFU finale est claire, précise et conforme.
Cependant, une dépendance excessive à l’IA sans validation rigoureuse est risquée : La qualité de l’IA varie selon les langues. Elle fonctionne bien pour les langues majeures comme le français ou l’espagnol, mais moins bien pour d’autres comme le finnois ou le hongrois.
Quelle que soit la méthode utilisée, la responsabilité finale de la conformité revient au fabricant.
Conseil : testez avec un projet pilote pour trouver le bon équilibre
Chez Novalins, nous proposons des projets pilotes personnalisés pour évaluer les performances de la traduction assistée par IA. Cela permet de :
- Comparer les outils d’IA
- Identifier les langues adaptées à l’IA
- Décider quand utiliser l’IA et quand privilégier une traduction humaine (notamment pour les langues complexes ou les dispositifs à risque)
Cette approche flexible et fondée sur les données vous aide à réduire les coûts tout en restant conforme et sécurisé.
L’IA comme outil de soutien à la qualité
Même avec des traducteurs humains, l’IA peut renforcer le contrôle qualité. Chez Novalins, nous utilisons l’IA pour :
- Vérifier la présence des éléments obligatoires du MDR
- Comparer automatiquement les IFU avec notre liste de contrôle par pays
- Signaler les écarts potentiels avant révision humaine
Ce double contrôle garantit que l’IA soutient la qualité, tout en laissant la décision finale à nos spécialistes en conformité.
La checklist MDR de Novalins : un outil concret de conformité
Chez Novalins, nous allons au-delà de la traduction. Nous avons développé une checklist MDR spécifique par pays, couvrant :
- Les obligations d’étiquetage nationales
- Les variantes linguistiques et terminologies imposées
- Les règles de lisibilité et de formatage
- Les préférences et exigences des autorités locales
Contactez-nous si vous souhaitez recevoir cet outil pratique et conforme.
Service de vérification MDR : votre sécurité, même sans traduction
Même si vos IFU sont déjà traduites, en interne ou par un autre fournisseur, il est encore temps de vérifier leur conformité MDR.
Novalins propose un service de vérification MDR indépendant, qui permet de :
- Relire les traductions existantes
- Vérifier la conformité avec le MDR et les exigences locales
- Identifier les lacunes et non-conformités
- Remettre un rapport complet avec recommandations
Ce service est utile pour :
- Les entreprises traduisant en interne
- Les fabricants travaillant avec des agences non spécialisées MDR
- Les équipes en préparation d’audit ou de soumission réglementaire
Vous n’avez pas besoin de traduire avec nous pour profiter de notre expertise.
Réussir vos traductions conformes MDR en 2025
En 2025, alors que les exigences réglementaires se durcissent, les fabricants doivent s’assurer que leurs IFU soient traduits avec précision, traçabilité et clarté.
En évitant ces cinq erreurs, en utilisant des outils comme notre checklist MDR et en collaborant avec des spécialistes certifiés ISO 13485 comme Novalins, vous protégez votre entreprise, vos patients et assurez un accès fluide au marché européen (et au-delà).
Si vous explorez l’IA, souvenez-vous que le MDR l’autorise, mais la responsabilité de la conformité reste la vôtre. Un projet pilote est le meilleur moyen de :
- Tester les outils d’IA
- Identifier les langues appropriées
- Décider dans quels cas privilégier la traduction humaine
Chez Novalins, nous proposons des pilotes IA personnalisés et des contrôles qualité automatisés pour comparer les IFU avec notre checklist MDR par pays. Cette approche vous offre la rapidité de l’IA et la sécurité de l’expertise humaine.
Vous souhaitez auditer votre processus actuel, recevoir notre checklist, explorer un projet IA ou faire vérifier vos IFU ? Contactez-nous dès aujourd’hui.
Nous sommes là pour vous aider à traduire de manière plus intelligente, plus sûre, et parfaitement conforme au MDR.
Est-il encore utile d’apprendre de nouvelles langues à l’ère de l’intelligence artificielle ?
Traduction vocale en temps réel. Conversations sous-titrées. Interprétation instantanée des messages.
Aujourd’hui, la capacité de communiquer entre les langues tient dans nos poches. Des conversations touristiques aux services de traduction médicale en passant par la gestion des recherches cliniques, les outils linguistiques alimentés par l’IA comblent les écarts plus rapidement que jamais.
Mais à mesure que ces outils deviennent plus précis et accessibles, une nouvelle question émerge discrètement :
Est-ce que cela vaut encore la peine d’apprendre une autre langue ?

L’essor de la traduction en temps réel
Au cours de la dernière décennie, nous avons assisté à une innovation rapide dans la traduction par intelligence artificielle. Les applications d’interprétation en temps réel et même les dispositifs de traduction en direct sont désormais largement utilisés dans des secteurs comme le tourisme, l’éducation ou les services médicaux publics. Dans de nombreuses régions du monde, on commence à se demander si apprendre une seconde langue est toujours une compétence essentielle ou simplement un vestige du monde pré-numérique.
La résilience multilingue de l’Europe
Malgré certaines des technologies de traduction en temps réel les plus avancées, les pays européens continuent de donner la priorité à l’enseignement multilingue. Des pays comme la Suisse, la Belgique et la Finlande encouragent activement la maîtrise de plusieurs langues dès le plus jeune âge, non seulement pour la communication pratique mais aussi pour préserver la diversité culturelle et renforcer la coopération transfrontalière. Ce modèle européen montre que l’apprentissage des langues est perçu comme un investissement culturel, et non comme une compétence à déléguer entièrement à l’intelligence artificielle.
La langue, c’est plus que des mots
Réduire la langue à un simple outil fonctionnel, c’est ignorer son impact plus profond.
Des décennies de recherche montrent que l’apprentissage des langues améliore la flexibilité cognitive et les capacités de résolution de problèmes. Les personnes bilingues interprètent mieux les signaux sociaux, les dynamiques culturelles et les situations ambiguës, un atout aussi bien pour l’interprétation médicale que dans les environnements de travail internationaux.
Dans le secteur de la santé, où Novalins propose des services certifiés de traduction médicale et prend en charge la traduction de rapports médicaux, la langue est bien plus qu’un moyen de communication. C’est un pont vers la confiance, la sécurité et l’empathie.
Au-delà de la science, la langue crée du lien. Elle exprime l’humour, l’émotion, la richesse Culturelle, des éléments qu’aucune application de traduction ou technologie de traduction assistée par ordinateur ne peut totalement reproduire. C’est ce qui transforme une interaction transactionnelle en relation humaine significative.
L’efficacité sans l’intimité ?
Les applications de traduction en temps réel représentent une avancée majeure. Elles permettent de communiquer là où il n’y avait que silence, notamment dans les situations d’urgence ou pour certaines communautés plus isolées qui n’ont pas accès à l’apprentissage de langues étrangères.
Mais elles impliquent aussi des compromis.
Si vous avez déjà essayé de dialoguer à travers une application de traduction ou un outil d’interprétation simultanée, vous avez sans doute ressenti les pauses, les bugs, ou l’absence de sous-entendus émotionnels. Les mots passent, mais quelque chose d’humain se perd.
Ce que dit le Forum économique mondial
Le Forum économique mondial a exprimé ses inquiétudes quant à l’impact de l’IA sur la diversité linguistique. Les outils génératifs privilégient souvent les langues dominantes comme l’anglais, marginalisant des milliers d’autres. Ce biais affecte tout, des conversations quotidiennes aux traductions de documents médicaux dans des langues sous-représentées.
Leur position ? L’équilibre. Ils plaident pour une intégration de l’IA dans l’éducation et les services de traduction d’une manière qui renforce, plutôt que remplace, l’élément humain. Comme ils le disent : « La langue est au cœur de l’identité, de la connexion et de la compréhension. La technologie doit amplifier cela, non le remplacer. »
Pas un verdict, mais une question
Chez Novalins, nous constatons chaque jour la puissance combinée de l’IA et de la traduction humaine. Nos clients utilisent la traduction en ligne et les outils automatiques en interne, mais ils nous sollicitent pour la traduction de dossiers médicaux, la traduction de documentation clinique et pour la précision humaine.
La question n’est donc plus de savoir si nous avons besoin d’apprendre de nouvelles langues, mais si nous voulons le faire.
Quel type de lien voulons-nous créer ? Quel sens voulons-nous donner à nos échanges ?
Il n’y a pas de réponse unique, mais une chose est sûre : même les meilleurs services de traduction linguistique ne peuvent pas toujours remplacer la richesse de l’expression humaine.
L’IA peut-elle garantir une traduction médicale conforme aux exigences de l’EMA ?
Le secteur des sciences de la vie connaît une transformation majeure avec l’intégration croissante de l’intelligence artificielle (IA) dans les flux de travail multilingues. L’accélération des délais réglementaires, l’élargissement de la couverture linguistique et l’augmentation des exigences documentaires poussent de nombreuses équipes cliniques, réglementaires et qualité à se poser la question suivante :
L’IA peut-elle être utilisée de manière responsable pour traduire des contenus médicaux réglementés tels que les RCP (Résumé des caractéristiques du produit), les notices, ainsi que d’autres documents requis dans le cadre des procédures de l’EMA ou des règlements MDR/IVDR, y compris les IFU et les communications destinées aux patients ?
Cet article explore comment l’IA peut être utilisée dans le respect de la conformité réglementaire et dans quelles conditions elle constitue une solution sûre et efficace.

Le rôle de l’IA dans la traduction médicale réglementée
La traduction assistée par l’IA a considérablement progressé au cours des deux dernières années. Lorsqu’elle est utilisée judicieusement, elle peut améliorer la rapidité, la cohérence et l’évolutivité dans divers cas d’utilisation, notamment :
- Les procédures centralisées de l’EMA nécessitant une soumission dans toutes les langues officielles de l’UE
- Les mises à jour urgentes des instructions d’utilisation (IFU) ou des notices
- La documentation des essais cliniques pour des études menées dans plusieurs pays
Ces avantages rendent l’IA de plus en plus attrayante, en particulier pour les projets à fort volume et aux délais serrés. Cependant, les contenus réglementaires exigent plus que de la rapidité : ils requièrent une précision, une traçabilité et une conformité totale avec les attentes en matière de terminologie et de format établies par des autorités telles que l’EMA, la FDA et les agences nationales.
Pourquoi l’IA seule ne suffit pas
Malgré ses capacités, l’IA présente encore des limites dans des domaines hautement spécialisés comme la traduction réglementaire. Ces défis peuvent inclure :
- La complexité morphologique de langues telles que le hongrois ou le finnois
- L’utilisation de termes standardisés tels que MedDRA, EDQM ou les modèles QRD de l’EMA
- La sensibilité à la formulation et à la clarté, en particulier dans les documents destinés aux patients
En raison de ces facteurs, les résultats bruts de l’IA ne sont jamais adaptés à une soumission réglementaire. La qualité, la conformité et la sécurité des patients ne peuvent être garanties que lorsque des experts humains intègrent le processus de révision.
L’humain au cœur de la traduction assistée par l’IA
L’IA peut soutenir les flux de travail de traduction, mais uniquement sous la supervision étroite d’experts humains qualifiés. Dans le contexte des contenus médicaux réglementés, le rôle des réviseurs humains va au-delà de la simple post-édition :
- Ils vérifient l’application correcte des modèles et de la terminologie réglementaires
- Ils assurent l’alignement avec les références spécifiques au produit et les soumissions précédentes
- Ils évaluent la lisibilité et le ton des communications destinées aux patients
- Ils fournissent le dernier niveau de responsabilité requis pour la conformité
L’approche « humain dans la boucle » garantit que l’IA améliore la productivité sans compromettre l’intégrité réglementaire du résultat. Dans ce modèle, les réviseurs humains ne sont pas simplement des éditeurs : ce sont les garants de la qualité, de la sécurité et de la cohérence.
Des systèmes complets pour une mise en œuvre responsable de l’IA
L’utilisation efficace de l’IA dans la traduction réglementaire implique plus que le choix du bon outil. L’ensemble du système doit être conçu pour soutenir la conformité et la qualité dès le départ. Cela inclut :
- L’évaluation des modèles d’IA par paire de langues, type de contenu et domaine de spécialisation pour déterminer leur adéquation
- L’intégration de l’IA avec les mémoires de traduction existantes, les bases terminologiques et les glossaires clients pour assurer une terminologie et une formulation cohérentes
- L’établissement de politiques internes définissant quand et comment chaque outil peut être utilisé, en fonction de la sensibilité du contenu
Ce cadre interconnecté aide à réduire l’effort de post-édition tout en garantissant la précision terminologique et l’alignement avec les attentes réglementaires.
Alignement avec la conformité EMA et les normes ISO
Bien que l’EMA n’ait pas émis de directives explicites sur l’utilisation de l’IA dans la traduction, les réglementations et normes existantes fournissent un cadre clair pour la conformité. Les flux de travail assistés par l’IA sont considérés comme acceptables s’ils incluent une post-édition humaine appropriée, des processus transparents et des garanties de protection des données.
Les normes industrielles soutenant l’utilisation responsable de l’IA comprennent :
- ISO 18587, pour la post-édition de la traduction automatique
- ISO 13485, pour les systèmes de gestion de la qualité dans la traduction des dispositifs médicaux
- Les exigences des règlements MDR/IVDR, en particulier pour la lisibilité et la cohérence terminologique dans les IFU et les documents destinés aux patients
Les organisations utilisant l’IA de manière responsable intègrent ces normes dans leurs flux de travail, combinant des outils automatisés avec une supervision humaine experte et une évaluation continue de la qualité.
Que disent les réglementations sur l’utilisation de l’IA dans la traduction ?
À ce jour, aucune réglementation de l’UE n’interdit l’utilisation de l’IA dans les flux de travail de traduction médicale. L’EMA et les agences nationales se concentrent sur la qualité et la conformité du résultat final, indépendamment des outils utilisés. Les principales attentes réglementaires incluent :
- La validation humaine par des traducteurs qualifiés
- La traçabilité des processus et de l’utilisation des outils
- L’alignement terminologique avec les documents de référence approuvés
- La transparence et la protection des données tout au long du flux de travail
Lorsque ces principes sont respectés, la traduction assistée par l’IA peut soutenir la conformité réglementaire.
Conclusion
L’IA ne remplace pas l’expertise humaine : c’est un outil qui, lorsqu’il est utilisé de manière responsable, peut améliorer la précision, la cohérence et l’évolutivité des flux de travail de traduction médicale. Pour les contenus réglementés, le succès réside dans la combinaison du soutien technologique avec la responsabilité humaine, des systèmes de qualité robustes et une validation basée sur des normes.
À mesure que les industries médicales et pharmaceutiques continuent d’évoluer, l’IA jouera probablement un rôle croissant dans la diffusion de contenus multilingues. Mais pour la traduction réglementaire, une vérité demeure : la conformité commence par les processus, pas par les outils.
La compassion en entreprise : Comment soutenir des projets porteurs de sens rend le travail plus gratifiant
Chez Novalins, nous croyons que les affaires vont bien au-delà des simples transactions, il s’agit de contribuer à quelque chose de plus grand, en accord avec des valeurs qui reflètent qui nous sommes en tant qu’équipe et en tant qu’individus. Cela est particulièrement vrai lorsque nous collaborons avec des clients dont le travail a un impact positif sur la société grâce à des services de traduction éthiques.
La puissance des projets portés par une mission
Ces derniers mois, nous avons eu le privilège de travailler sur des projets de traduction pour plusieurs organisations engagées dans la promotion de la santé mondiale, la protection de l’environnement et le changement social. Notre expertise en traduction médicale et en services de localisation nous permet de soutenir des initiatives qui ont un véritable sens.
L’un de ces projets consistait à traduire du contenu pour une organisation internationale œuvrant sans relâche à l’amélioration du bien-être animal et à la fin des pratiques cruelles dans l’agriculture. Un autre projet visait à faire progresser le débat sur la prise en charge de la douleur chronique en Europe, en contribuant à une recherche médicale essentielle qui donne plus de pouvoir aux patients et aux professionnels de santé.
Nous avons également eu l’opportunité unique de soutenir une entreprise de technologie médicale (MedTech) ayant développé un dispositif de surveillance du sommeil, un outil si innovant qu’il a été utilisé lors d’une mission spatiale pour étudier le sommeil des astronautes. Ces projets de traduction dans le domaine des sciences de la vie nous rappellent que, même si nous ne sauvons pas directement des vies, nous faisons partie d’un tout plus vaste, un réseau d’innovateurs, de chercheurs et de défenseurs œuvrant pour un monde meilleur.
Un sentiment de fierté et de connexion
Ce sont ces projets de traduction porteurs de sens qui nourrissent notre sentiment de fierté et de raison d’être chez Novalins. Savoir que notre travail soutient des organisations dont les missions sont alignées avec nos valeurs, qu’il s’agisse de promouvoir la santé et le bien-être ou de défendre des pratiques durables, donne plus de valeur à chaque projet.

Notre équipe se rappelle souvent que nous ne faisons pas que traduire des mots ; nous amplifions des messages importants, facilitons des recherches internationales qui peuvent déboucher sur des avancées médicales, et rendons l’information médicale vitale accessible à un plus grand nombre.
Les retours des clients : bien plus que des mots
Les retours que nous recevons sur ces projets de localisation à impact social renforcent encore notre engagement. Les organisations nous expriment leur gratitude pour notre flexibilité face à des budgets serrés, des délais urgents et des besoins spécifiques. Elles nous voient comme plus qu’un prestataire de services linguistiques, elles nous considèrent comme un partenaire engagé dans leur mission d’avoir un impact social positif.
Pourquoi cela compte pour nous
Travailler avec des clients portés par une mission n’est pas seulement gratifiant, c’est essentiel à notre identité. Chez Novalins, nous sommes une équipe guidée par l’éthique et un sens partagé des responsabilités. Cet engagement en faveur d’une pratique commerciale responsable et durable nous a amenés à refuser des projets contraires à nos valeurs, même lorsque cela aurait pu être financièrement avantageux.
Parmi nos clients figurent des innovateurs développant les premiers tests de diagnostic de l’endométriose, des dispositifs de télésurveillance pour les patients atteints de cancer, ou encore des outils de dépistage de la jaunisse chez les nouveau-nés. Chaque projet de traduction médicale nous rappelle que notre travail a de l’importance, non seulement pour nos clients, mais aussi pour la santé mondiale.
Une réflexion pour conclure
Chez Novalins, nous faisons de notre mieux pour collaborer avec des clients dont le travail a un impact positif sur la société. Même si nous ne sauvons pas directement des vies, nous croyons que chaque contribution, qu’il s’agisse de garantir l’exactitude des contenus médicaux ou de traduire des recherches scientifiques pouvant conduire à des percées, peut faire une réelle différence. Grâce à une localisation de qualité dans le domaine des sciences de la vie et à des pratiques de traduction éthiques, nous contribuons à un monde plus sain et plus bienveillant.
Quel est l’impact de votre travail ? Et comment pouvons-nous tous contribuer à des projets qui font avancer les affaires tout en ayant un impact social positif?
Continuons la conversation.
Références
- https://www.maddyness.com/2021/04/26/bandeau-dreem-sommeil-espace-thomas-pesquet/
Précision médicale à l’ère de l’IA : pourquoi le contexte reste roi
Dans le domaine de la traduction médicale alimentée par l’intelligence artificielle, l’essor de l’IA a été véritablement révolutionnaire. Les outils de traduction automatique offrent désormais une rapidité, une rentabilité et une évolutivité sans précédent. Pour les entreprises pharmaceutiques et MedTech mondiales, cela signifie une mise sur le marché plus rapide, des flux de travail de localisation simplifiés, et la capacité de gérer des dizaines de langues simultanément.
Mais aussi puissante que soit l’IA, elle a un point faible majeur : le contexte.
Le danger caché des segments isolés
Malgré ses capacités, la traduction automatique appliquée à la santé présente une limite critique : elle manque souvent de compréhension contextuelle.
La communication médicale ne se résume pas aux mots. Elle repose sur le sens, les nuances et la clarté culturelle. Un seul terme mal placé peut avoir de réelles conséquences dans un contexte de soins. L’IA, malgré sa formation linguistique, a souvent du mal à distinguer les homonymes, à comprendre le ton ou à interpréter l’intention sans un contexte explicite.
Au cours de l’année écoulée, plusieurs clients nous ont contactés avec du contenu généré par des moteurs de traduction IA pour leurs applications médicales. Dans chaque cas, le contenu source était composé de segments isolés — termes d’interface, libellés, boutons, messages d’erreur — souvent stockés dans des feuilles de calcul ou des dépôts de code, complètement déconnectés de leur usage réel.
À première vue, traduire ces chaînes semble une tâche rapide. Mais nous avons vite identifié des problèmes majeurs.
Prenons le mot « lead ». Dans une application, il était utilisé dans le sens cardiologique (électrodes d’ECG). Mais l’IA, inconsciente de ce contexte, l’a traduit comme le verbe « diriger » ou le nom « leader ». Résultat : une traduction grammaticalement correcte, mais totalement erronée — et potentiellement source de confusion dans un contexte médical.
Autre problème récurrent : le terme « control ». En recherche clinique, cela peut désigner un groupe témoin. Mais isolé, l’IA l’a traduit comme un verbe (« contrôler ») ou comme un élément d’interface (un bouton, par exemple), selon son entraînement. Sans indices contextuels, la précision s’effondre.
Pourquoi le contexte est essentiel en traduction médicale assistée par IA
Dans les interfaces utilisateur, les applications pour patients et les outils de santé numérique, les segments isolés sont la norme — mais cela ne signifie pas qu’elles peuvent être traduites à l’aveugle. Surtout en santé, même une phrase courte peut avoir un sens crucial. Sans contexte supplémentaire, même la meilleure IA (et même un linguiste humain !) peut se tromper.
Les clients supposent souvent qu’en fournissant uniquement les fichiers source, 90 % du travail est fait. Mais en réalité, la qualité du résultat dépend largement de la qualité de l’entrée : métadonnées, notes d’utilisation, captures d’écran, fichiers de référence, précisions sur le ton ou le public — tout cela fait une énorme différence.
Comment éviter ces erreurs?
Chez Novalins, nous avons mis en place des processus pour relever ce défi :
- Nous demandons des notes contextuelles pour les segments isolés.
- Nous encourageons l’utilisation d’outils permettant l’étiquetage des segments, l’ajout de captures d’écran ou de commentaires des développeurs.
- Nos linguistes médicaux sont formés pour signaler les ambiguïtés dès le début du processus, favorisant ainsi le dialogue plutôt que les suppositions.
- Nous recommandons de créer et de valider des glossaires avec le client avant le début du projet.
- Nous demandons du matériel de référence, tel que des traductions antérieures ou des maquettes, pour mieux comprendre la fonction du contenu.
- Nous suggérons d’impliquer un membre de l’équipe interne du client pour fournir un retour en direct pendant le projet, directement dans notre TMS, afin de résoudre les problèmes en temps réel — et non après la livraison.
- Et surtout, nous insistons sur une communication constante entre le client et notre équipe projet pour garantir une parfaite cohérence du début à la fin.

La collaboration rend la qualité possible
Que vous utilisiez l’IA pour pré-traduire le contenu ou que vous fassiez appel à une équipe humaine dès le départ, la leçon est claire : le contexte doit être partagé. Un prestataire linguistique expérimenté peut guider le processus, optimiser la documentation des segments, et garantir que le contenu de votre application soit sûr, précis et conforme.
Avec la traduction IA, la rapidité et les économies sont réelles. Mais les risques le sont aussi. Les meilleurs résultats viennent de la collaboration — en combinant l’automatisation avec la relecture experte, et un contexte riche avec le jugement linguistique.
Dans le monde rapide de la santé numérique, où chaque mot peut influencer une décision ou une validation réglementaire, le contexte n’est pas simplement utile — il est essentiel.
Donc si vous préparez le contenu d’une application, ne vous contentez pas d’envoyer les segments. Envoyez aussi l’histoire derrière.
Références
- Genovese A, Borna S, Gomez-Cabello CA, Haider SA, Prabha S, Forte AJ, Veenstra BR. Artificial intelligence in clinical settings: a systematic review of its role in language translation and interpretation. Ann Transl Med. 2024 Dec 24;12(6):117. doi: 10.21037/atm-24-162. Epub 2024 Dec 17. PMID: 39817236; PMCID: PMC11729812.
- Delfani, J., Orasan, C., Saadany, H., Temizoz, O., Taylor-Stilgoe, E., Kanojia, D., Braun, S., & Schouten, B. (2024). Google Translate error analysis for mental healthcare information: Evaluating accuracy, comprehensibility, and implications for multilingual healthcare communication (arXiv:2402.04023). arXiv. https://doi.org/10.48550/arXiv.2402.04023
S’adapter ou disparaître : l’ère du réajustement des compétences pour les prestataires de services linguistiques
Un documentaire récent intitulé Skills Make It Work a partagé une idée percutante : une compétence technique aujourd’hui a une durée de vie de seulement 18 à 24 mois. Autrement dit, ce que nous apprenons maintenant pourrait déjà être obsolète dans deux ans – voire plus tôt. Dans ce nouveau monde, apprendre une seule fois ne suffit plus. Il faut apprendre, désapprendre et réapprendre en permanence. Pour tous les professionnels des services linguistiques – en particulier ceux d’entre nous qui travaillent dans la traduction médicale assistée par l’IA – ce constat résonne fortement.
L’époque où l’expertise signifiait maîtriser quelques outils et affiner ses processus au fil des années est révolue. À sa place, une nouvelle mentalité est nécessaire : basée sur l’agilité, la curiosité et la résilience. Pour les prestataires de services linguistiques (PSL), ce changement n’est pas théorique. Il est concret, en temps réel, et transforme en profondeur tous les aspects de notre travail.
Nous l’avns vécu
C’est exactement ce que nous avons commencé à expérimenter ces dernières années – mais c’est devenu indéniable en 2024, avec l’arrivée de nombreuses technologies qui redessinent notre secteur. Lorsque nous avons fondé notre entreprise il y a près de 14 ans, nous évoluions dans un monde où la traduction humaine faisait figure de référence. Nous avions bâti nos processus autour des principaux outils TAO comme Trados et MemoQ. Nos équipes, nos clients et même notre proposition de valeur tournaient autour de ces outils.
Puis, presque du jour au lendemain, tout s’est accéléré. Soudain, nous ne faisions plus que gérer des linguistes et des fichiers – nous testions des moteurs de traduction IA, évaluions des flux de post-édition, intégrions des plateformes de sous-titrage, adaptions de nouveaux processus d’assurance qualité, obtenions de nouvelles certifications ISO et déployions des solutions personnalisées de traduction médicale assistée par l’IA.
Le processus d’apprentissage devait être immédiat. Nous ne pouvions pas attendre les cycles de formation ou que le marché se stabilise. Notre équipe devait assimiler, appliquer, tester, ajuster – et passer à la vague suivante. Et cela ne concernait pas uniquement les linguistes ou les chefs de projet. Tous les départements – des ventes au marketing, en passant par la finance et la gestion fournisseurs – ont vu apparaître de nouveaux outils et de nouvelles attentes.
D’expets à explorateurs
Autrefois, l’industrie valorisait la maîtrise approfondie : connaître son outil TAO sur le bout des doigts, perfectionner ses mémoires de traduction, ou se spécialiser dans une combinaison linguistique rare. Aujourd’hui, l’expertise est toujours appréciée – mais seulement si elle est accompagnée d’adaptabilité.
C’est particulièrement vrai dans la traduction médicale assistée par l’IA, où l’adoption rapide doit s’accompagner de rigueur scientifique, de conformité réglementaire et de garanties pour la sécurité des patients. Nous recherchons désormais des professionnels capables de :
• S’approprier sans crainte des plateformes inconnues
• Comprendre et optimiser les flux hybrides IA/humain
• Évaluer le contenu médical généré par l’IA avec un regard critique et spécialisé
• Communiquer ces changements clairement à nos clients, partenaires et équipes internes
Ce n’est plus une question de qui sait le plus – mais de qui apprend le plus vite et applique cet apprentissage à grande échelle.
Constrire une entreprise qui apprend
Pour les PSL, cette évolution constante peut être épuisante – ou stimulante. Tout dépend de notre manière d’y répondre. Pour nous, la meilleure façon de rester à la page n’est pas de courir après chaque nouvel outil, mais de cultiver une culture du test, du questionnement et du partage.
Concrètement, nous avons mis en place :
• Des démonstrations régulières d’outils pour informer l’équipe
• Des boucles de rétroaction internes entre linguistes, chefs de projet et responsables qualité
• Des sprints d’expérimentation utilisant de nouveaux outils de traduction médicale IA sur des projets réels
• Des espaces d’apprentissage qui valorisent la curiosité plus que la perfection
Ce ne sont pas de grands programmes, mais ils nous ont permis de garder le cap, même lorsque le paysage technologique évolue sans cesse.
Ce n’est pas une question de maîtrise, mais de dynamique
Dans un secteur en mutation rapide, la maîtrise est éphémère – mais la dynamique est essentielle. Ce qui nous distingue, c’est notre capacité à rester curieux, connectés, et à progresser ensemble.
En tant que PSL spécialisé dans la traduction médicale IA, nous savons que nos clients attendent de nous rapidité, précision et cohérence. Mais plus encore, ils comptent sur nous pour anticiper les changements. Pour tester de nouvelles approches. Pour faire le tri entre le signal et le bruit. Pour adapter nos services avant même qu’ils ne le demandent.
Alors nous le faisons. Nous apprenons vite. Nous nous transmettons nos connaissances. Nous échouons rapidement. Nous nous améliorons sans cesse.
Car dans cette nouvelle ère, rester immobile n’est pas une option – avancer ensemble l’est toujours.